Une cabane perchée en palettes pour 50 euros.

Clous, palettes et chêne : le bonheur.

Le plancher avance… (bis)


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Le plancher avance…

Bon voila, un petit week-end de plus à démanteler de la palette et à la reclouer dans la joie sur notre belle cabane et finalement le plancher avance. Une petite photo vaut mieux qu’un grand discours (et puis je ne suis pas bon pour les grands discours non plus…) :

Au niveau de la technique utilisé c’est assez simple, on découpe la planche de palette à la bonne dimension on la place et on la cloue à grands coups de marteau… simple efficace mais infaisable trop tot le matin ou trop tard le soir car sinon les voisins risquent de mal apprécier notre engoument à la cabane… Enfin bon au final on arrive à avoir fait un bon tiers du plancher de la cabane qui semble bien solide finalement. Il nous manque cruellement des palettes à dépiauter, le week end prochain sera donc consacré à la chasse à la palette ainsi que un peu à la reflection sur comment faire les murs de cette cabane… D’ailleurs toutes les bonnes idées pour faire des murs legers avec des matériaux de récup’ sont les bienvenues.

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Il y a palettes et palettes…

C’était décidé dès le début, la cabane serait faite de matériel de récupération, de recyclage, de rebus et autres sources d’inspirations modernes de nos sociétés de consomation (à outrance ?). Le bois du plancher et des murs serait donc du bois de palette, vous voyez ces palettes qui trainent de partout dans nos zones industrielles ou nous vivons, travaillons etc… bon ok, je dévie, revenons-en à nos moutons. Donc il nous fallait des palettes, et pour en revenir à nos moutons, j’ai appellé un ami éleveur de moutons (ou presque) pour lui demander quelques palettes. Ni une ni deux, une demie-heure après (et un café), nous avions quelques palettes livrées à la maison pour commencer la cabane.


Pour etre utilisée une palette doit etre désossée, cela se fait avec un marteau, des coins, un tournevis, une tenaille et beaucoup d’huile de coude (et quelques morceaux de doigts écrasés). C’est au moment du désossage que l’on voit bien que toutes les palettes ne sont pas nées égales, il y a celles avec trois épaisseurs de lattes, celles avec une seule épaisseur, avec une poutre au milieu ou juste avec des blocs, celles avec des petits clous normaux, des agraffes ou celles avec des gros clous torsadés (“Mais si je te dis que c’est ca que ca utilise un pistolet à clous. T’en as pas ?“). Et le dépiotage de la palette varie largement en fonction de son origine ethnique (“Mais si, y’a les palettes euro, rouges ou bleues et puis les autres…” … ha bon ? ). Le désassemblage de la palette est aussi une opération dangereuse, on ne compte plus le nombre de planches cassées ou de doigts écrasés par des coups de marteaux enragés devant des clous (torsadés) qui résistent un peu trop.

La chasse à la palette est donc ouverte, pour trouver tout ce qu’il nous faut pour continuer cette cabane (“On se chie pas, on se chie pas, mais ca serait mieux si on avait un C15 et un 19 tonnes plutot que une smart et une twingo pour la chasse à la palette quand même, non ?”)

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Pose de la première poutre.

C’est décidé, ca sera une cabane suspendue dans l’arbre. On a déniché deux belles poutres de quatre mètres de long et un beau morceau de corde bien solide, ca sera une cabane suspendue alors. Le chêne est enfin libéré de l’étreinte (mortelle ?) du lierre, on peut donc se concentrer sur le positionement de la poutre. On la placera à deux metres du sol pour se protéger des betes sauvages de la colline (un chat demi-caudal et un chien amico-déficient ?) à moins que ce soit car les premières fourches sont à cette hauteur ? qui sait ?

La poutre sera suspendue plutot que vissée, clouée voire meme posée dans une fourche, c’est comme ca qu’on abimera le moins l’arbre. Cette solution nous permettra aussi de faire une cabane qui bouge avec l’arbre, qui oscille avec lui et survit aux premiers coups du mistral d’automne.

La première poutre est enfin suspendue, après quelques coup de niveau à bulle (“Dis c’est normal qu’il y aie deux bulles dans le niveau ?”) elle a même l’air de poser une belle fondation à la nouvelle cabane… on peut même monter dessus pour voir si elle supporte bien notre poids (de toute façon elle devra supporter le poids de toute la cabane, de nous et de nos amis alors bon….). On se lance alors dans l’accroche de la deuxième poutre (celle du fond de la cabane). C’est moins trivial que la première en fait, et pour tout dire le premier essai fût plutôt infructueux, une poutre trop loin de la première, avec trop de branches au milieu empéchant de poser la suite du plancher… mais la nuit tombe et on laisse tout en plan. Ce sera quelques jours plus tard que on replacera (enfin) la seconde poutre à son emplacement actuel, plus proche de la première avec une suspension plus approximative mais bon, c’est ca aussi une cabane.

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