Une cabane pour 50 euros

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jeudi 6 septembre 2007

Another brick in the wall...

Nous voila donc de retour de vacances à Berlin ou nous avons cherché (presque) en vain des traces du mur. Berlin est une ville superbe qui a su relancer une dynamique et qui se place dans nos coeur pas très loin de New York :). Nous voila donc de retour à noter cabane en plein milieu de l'été et quelle a été notre surprise de remarquer que notre voisin (et ami) a construit un mur sous la cabane. Certes il est vrai que c'etait prévu et que oui la cabane empiete un peu sur son terrain mais ca fait toujours bizare de voir un tel mur. Enfin, on s'en fout dans la cabane on est au dessus des frontières et des murs des humains, on est dans les arbres et ca fait toute la différence. Bon ensuite pour ceux qui se disent que la cabane avance peu, je peux annoncer que nous avons un autre projet qui prend aussi beaucoup de temps mais qui va permettre de rentabiliser la cabane d'ici quelques temps :)


ps: il ne faut voir aucune rancoeur contre notre voisin dans ce billet, bien au contraire :)

lundi 9 juillet 2007

Vue du dessous


Tout va bien, la cabane avance peu, nous sommes en phase de tests intensifs de la résistence à l'apéro.

lundi 25 juin 2007

Les origines...

C'est vrai ça, on parle de cabane depuis le début et on n'a jamais dit d'ou venait tout cela, qui nous sommes et ou nous allons... alors après avoir commencé par la technique il est peut-être temps de faire un peu de philo et de parler de tout ça (L'important c'est de parler, n'est-ce pas Jean ?).

Donc voila, nous (Mystic et Space sur ce blog) sommes un couple d'ados trentenaires qui aiment autant la ville (Marseille ou New York) que la campagne (plutot au sud d'avignon mais pas forcement au bord de la mer), un couple qui aime écouter les oiseaux au reveil sous les arbres ou aller acheter l'apéro à l'épicier du coin à 21h30, deux êtres qui allient saint-émilion et porc au caramel ou Côte de boeuf et désespérados, deux personnes qui amoncellent les bon cotés de la vie pour construire un quelque-chose un peu bariollé mais surement équilibré malgré son aspect extérieur. C'est d'ailleurs comme cela que nous faisons notre cabane, en récupérant des choses à droite à gauche et en tentant de les intégrer dans notre architecture "tim-burtonesque".

Donc tout est parti d'un dialogue sous les chênes, sur la terrasse en bordure de fôret avec un café et un coca surement :
- Mais t'as du faire plein de cabanes ici toi, non ?
- Oui, mais ca fait un bail...
- Et si on se faisait notre cabane à nous, là ici, dans le chêne ?
- Allez, on craint dégun. (et je t'aime) :)

Et voila c'est parti de la à l'automne 2006, à se demander comment faire une cabane où l'on respecte l'arbre et où l'on essaie de n'utiliser que des matériaux de récup' afin de contruire avec choses qui ont une histoire, surement pour donner les fondation à notre histoire.

jeudi 14 juin 2007

Remerciements divers...

Bon, vu qu'on est dans la série des remerciements, voici une liste de personnes à remercier pour leurs contributions à la cabane :
  • Les Brouchier Séniors pour les deux belles poutres qui suportent notre cabane et quelques outils que promis-juré je vais rendre bientôt.
  • Le Stef pour la corde qui aservi à suspendre la cabane dans le chêne
  • Baptiste pour sa camionette et ses bon conseils de chasseur émérite (de palettes)
  • Jé de la Ferme pour sa première livraison de palettes et son bon feeling.
  • Elise pour sa capacité à créer à partir de rien un apéro dans la cabane
  • Le voisin pour ses boites de clous et son émerveillement devant les gamins que nous sommes
  • Stitch car il est le chat officiel de la cabane.
  • Val pour son aide au dépiotage de palettes et le gardiennage de la cabane en hiver
  • Et tous ceux et celles que j'ai oublié mais qui ont apporté leur bout de bois à la cabane :)

Merci Marcel.

Merci Marcel pour ces belles planches qui font la terrasse Est de notre cabane (celle au dessus du terrain du voisin).

Back to work...


Bon ca y est les beaux jours sont revenus, on s'est (enfin) remis au travail à la cabane. Au bilan de ce dimanche très très studieux : un chêne mieux protégé de la cabane, une terrasse en plus, un test grandeur nature (sous les chênes, on sent vraiment la grandeur de la nature) de hamacs et un apéro à 6 personnes. Non, décidément la vie est bien différente en haut d'une cabane. Le problème des murs et du toit se pose encore, on pense opter pour une absence de toit afin de mieux voir les feuilles au dessus et de simplifier les murs en faisant au moins des barieres pour pas tomber. Suite au prochain épisode...

jeudi 14 décembre 2006

La chasse à la palette (bis)

Et voila, il fallait bien qu'un jour, les non-violents que nous sommes en arrivent à aller à la chasse... On a donc pris le véhicule du chasseur et on est partis en quete de palettes. C'est sur que dans ces conditions on trouve plus facilement des palettes, on en a meme trouvé 17. On a pu aussi faire progresser la science en montrant que la palette est un animal piscicole. Enfin voila, maintenant il ne reste plus qu'a eplucher la palette et à monter les murs mais ca c'est (encore) une autre histoire...

lundi 27 novembre 2006

Premier apéro in the cabane

Et bien voila, le plancher est largement avancé, à la nuit tombée (et oui en hiver ca tombe vite la nuit), nous avons décidé de prendre le permier apéro dans la cabane pour feter ce beau plancher... que dire de plus...

jeudi 23 novembre 2006

Le plancher avance... (bis)


*No Comment*

La chasse à la palette.

"C'est en chassant qu'on devient chasseur", qui aurait dit que ce proverbe s'appliquait aussi à la chasse à la palette ?

La chasse à la palette est une activité qui demande du temps et un eveil constant ; une seconde d'inatention et la palette s'enfuit de notre champ visuel à jamais et impossible de la retrouver. Toutefois, si on met les chances de notre coté on peut arriver à faire de belles trouvailles. Primo trouver un bon lieu de chasse, à défaut de débusquer la palette dans son logis, on peut aller la traquer aux endroits ou elle se ravitaille. Il faut donc arpenter les lieux appropriés comme les zones industrielles, les chantiers du Tram ou autres lieux propices à l'apparition de la palette sauvage. Dès que la palette est repérée, il faut lui sauter dessus le plus vite possible pour pouvoir la charger dans le véhicule approprié. Au début vous n'attraperez que de vielles palettes vermoulues ou gonflées d'eau mais avec un peu d'expérience vous arriverez à capturer de la jeune palette bien large. C'est d'ailleurs là en train de charger une palette que j'ai rencontré un autre chasseur qui m'a indiqué un lieu ou les palettes se réfugient. La prochaine chasse promet d'etre fructueuse...

mercredi 8 novembre 2006

Le plancher avance...

Bon voila, un petit week-end de plus à démanteler de la palette et à la reclouer dans la joie sur notre belle cabane et finalement le plancher avance. Une petite photo vaut mieux qu'un grand discours (et puis je ne suis pas bon pour les grands discours non plus...) :


Au niveau de la technique utilisé c'est assez simple, on découpe la planche de palette à la bonne dimension on la place et on la cloue à grands coups de marteau... simple efficace mais infaisable trop tot le matin ou trop tard le soir car sinon les voisins risquent de mal apprécier notre engoument à la cabane... Enfin bon au final on arrive à avoir fait un bon tiers du plancher de la cabane qui semble bien solide finalement. Il nous manque cruellement des palettes à dépiauter, le week end prochain sera donc consacré à la chasse à la palette ainsi que un peu à la reflection sur comment faire les murs de cette cabane... D'ailleurs toutes les bonnes idées pour faire des murs legers avec des matériaux de récup' sont les bienvenues.

lundi 30 octobre 2006

La déception du chevron.

Premier chevron, première déception... Il fallait bien que ca arrive... Voila, nos idéaux gauchistes aux ordures, nos envie de changer le monde vendues au capitalisme, comme le disait Miossec, on était tellement de gauche, c'est drole de voir ce que nos pensées sont devenues... Enfin bon voila... il faut que la cabane avance, donc il faut savoir faire des concessions et ce matin la nous sommes allés acheter 8 chevrons dans un magasin de matériel de construction. Huit chevrons de trois ou quatre mètres de long, huit chevrons et quelques euros en moins dans le fond. 40 euros pour pouvoir faire le plancher de notre cabane, on a beau eu retourner le probleme dans tous les sens, impossible de faire autrement. Et voila, à la maison en train d'enduire nos chevrons de protection anti-parasites ("Ha bon, et ca marche aussi contre le lierre") et de commencer à les fixer sur les poutres avec des belles grosses vis récupérées à pierrascas le haut ("tu veux encore monter en haut ? et si on montait en bas, ca nous changerait, non ?"). La perspective du plancher, nous permettant d'essuyer ce premier echec moral et ce renoncement pour arriver à contruire notre havre de paix loin de ce monde de sauvages.

samedi 28 octobre 2006

Il y a palettes et palettes...

C'était décidé dès le début, la cabane serait faite de matériel de récupération, de recyclage, de rebus et autres sources d'inspirations modernes de nos sociétés de consomation (à outrance ?). Le bois du plancher et des murs serait donc du bois de palette, vous voyez ces palettes qui trainent de partout dans nos zones industrielles ou nous vivons, travaillons etc... bon ok, je dévie, revenons-en à nos moutons. Donc il nous fallait des palettes, et pour en revenir à nos moutons, j'ai appellé un ami éleveur de moutons (ou presque) pour lui demander quelques palettes. Ni une ni deux, une demie-heure après (et un café), nous avions quelques palettes livrées à la maison pour commencer la cabane.


Pour etre utilisée une palette doit etre désossée, cela se fait avec un marteau, des coins, un tournevis, une tenaille et beaucoup d'huile de coude (et quelques morceaux de doigts écrasés). C'est au moment du désossage que l'on voit bien que toutes les palettes ne sont pas nées égales, il y a celles avec trois épaisseurs de lattes, celles avec une seule épaisseur, avec une poutre au milieu ou juste avec des blocs, celles avec des petits clous normaux, des agraffes ou celles avec des gros clous torsadés ("Mais si je te dis que c'est ca que ca utilise un pistolet à clous. T'en as pas ?"). Et le dépiotage de la palette varie largement en fonction de son origine ethnique ("Mais si, y'a les palettes euro, rouges ou bleues et puis les autres..." ... ha bon ? ). Le désassemblage de la palette est aussi une opération dangereuse, on ne compte plus le nombre de planches cassées ou de doigts écrasés par des coups de marteaux enragés devant des clous (torsadés) qui résistent un peu trop.

La chasse à la palette est donc ouverte, pour trouver tout ce qu'il nous faut pour continuer cette cabane ("On se chie pas, on se chie pas, mais ca serait mieux si on avait un C15 et un 19 tonnes plutot que une smart et une twingo pour la chasse à la palette quand même, non ?")

dimanche 15 octobre 2006

Pose de la première poutre.

C'est décidé, ca sera une cabane suspendue dans l'arbre. On a déniché deux belles poutres de quatre mètres de long et un beau morceau de corde bien solide, ca sera une cabane suspendue alors. Le chêne est enfin libéré de l'étreinte (mortelle ?) du lierre, on peut donc se concentrer sur le positionement de la poutre. On la placera à deux metres du sol pour se protéger des betes sauvages de la colline (un chat demi-caudal et un chien amico-déficient ?) à moins que ce soit car les premières fourches sont à cette hauteur ? qui sait ?

La poutre sera suspendue plutot que vissée, clouée voire meme posée dans une fourche, c'est comme ca qu'on abimera le moins l'arbre. Cette solution nous permettra aussi de faire une cabane qui bouge avec l'arbre, qui oscille avec lui et survit aux premiers coups du mistral d'automne.

La première poutre est enfin suspendue, après quelques coup de niveau à bulle ("Dis c'est normal qu'il y aie deux bulles dans le niveau ?") elle a même l'air de poser une belle fondation à la nouvelle cabane... on peut même monter dessus pour voir si elle supporte bien notre poids (de toute façon elle devra supporter le poids de toute la cabane, de nous et de nos amis alors bon....). On se lance alors dans l'accroche de la deuxième poutre (celle du fond de la cabane). C'est moins trivial que la première en fait, et pour tout dire le premier essai fût plutôt infructueux, une poutre trop loin de la première, avec trop de branches au milieu empéchant de poser la suite du plancher... mais la nuit tombe et on laisse tout en plan. Ce sera quelques jours plus tard que on replacera (enfin) la seconde poutre à son emplacement actuel, plus proche de la première avec une suspension plus approximative mais bon, c'est ca aussi une cabane.

samedi 14 octobre 2006

Du choix et de l'arbre...

Le choix de l'arbre est capital avant de se lancer dans la construction de la cabane à la campagne. Il suffit de sortir de la maison, de regarder le premier arbre...

- "non, non... trop près de la maison"

... bon ok... marcher dix petits metres, regarder le deuxième arbre...

- "Oui mais il est plein de lierre, c'est beau, ca serait con de l'enlever"
- "Oui mais la cabane doit respecter et vivre avec l'arbre, alors que le lierre c'est un parasite, donc on peut bien enlever le lierre et mettre un cabane."
- "Remarque, les troncs sont sympas, en prenant en compte l'inclinaison, la portance et le cosinus phi on devrait..."
- "Et qu'on me dise pas que le lierre il fasse du bien à l'arbre d'abord!"
- "Bon ok ca sera celui là alors."

Ca tombe bien l'arbre est un beau chêne, bien fort avec 4 beaux troncs qui partent du sol en V, on pourra y mettre une belle cabane mais seulement après avoir enlevé tout ce lierre seulement.