C'était décidé dès le début, la cabane serait faite de matériel de récupération, de recyclage, de rebus et autres sources d'inspirations modernes de nos sociétés de consomation (à outrance ?). Le bois du plancher et des murs serait donc du bois de palette, vous voyez ces palettes qui trainent de partout dans nos zones industrielles ou nous vivons, travaillons etc... bon ok, je dévie, revenons-en à nos moutons. Donc il nous fallait des palettes, et pour en revenir à nos moutons, j'ai appellé un ami éleveur de moutons (ou presque) pour lui demander quelques palettes. Ni une ni deux, une demie-heure après (et un café), nous avions quelques palettes livrées à la maison pour commencer la cabane.
Pour etre utilisée une palette doit etre désossée, cela se fait avec un marteau, des coins, un tournevis, une tenaille et beaucoup d'huile de coude (et quelques morceaux de doigts écrasés). C'est au moment du désossage que l'on voit bien que toutes les palettes ne sont pas nées égales, il y a celles avec trois épaisseurs de lattes, celles avec une seule épaisseur, avec une poutre au milieu ou juste avec des blocs, celles avec des petits clous normaux, des agraffes ou celles avec des gros clous torsadés ("
Mais si je te dis que c'est ca que ca utilise un pistolet à clous. T'en as pas ?"). Et le dépiotage de la palette varie largement en fonction de son origine ethnique (
"Mais si, y'a les palettes euro, rouges ou bleues et puis les autres..." ... ha bon ? ). Le désassemblage de la palette est aussi une opération dangereuse, on ne compte plus le nombre de planches cassées ou de doigts écrasés par des coups de marteaux enragés devant des clous (torsadés) qui résistent un peu trop.
La chasse à la palette est donc ouverte, pour trouver tout ce qu'il nous faut pour continuer cette cabane (
"On se chie pas, on se chie pas, mais ca serait mieux si on avait un C15 et un 19 tonnes plutot que une smart et une twingo pour la chasse à la palette quand même, non ?")